Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Ce 6 janvier 2011 sera gravé dans ma mémoire. J’ai d’abord dîné avec des amis de longues dates pour qui des souvenirs remplis de questions ont émergés de mon passé et de leur mémoire. Des questions obscures de jadis ont finalement eut leur réponse. J’ai terminé la journée avec d’autres amis dont l’un d’eux est en formation pour aider les autres à vivre leur présent et ce, malgré des expériences passées souffrantes. Le transfert des sentiments doit être évité mais cela exige un travail sérieux sur soi. Et l’ami en question est confronté à lui-même et à son passé. Le passé n’est jamais garant de l’avenir à moins qu’il soit assumé au présent. Et ici, la prière de sérénité est une exigence qu’il faut apprendre à actualiser.
Nous ne sommes pas responsables de notre passé. Les blessures anciennes sont autant de bénédictions pour le présent, si nous apprenons à les intégrer à notre réalité qui porte en elle nos promesses d’avenir.
Nous sommes les fruits vivants de l’amour de Dieu si nous apprenons à discerner son amour pour nous aujourd’hui. Nous ne pouvons pas compter sur l’éducation reçue dans nos enfances délinquantes car les maîtres du temps de nos apprentissages ne maîtrisaient pas ces données à leur époque. Ils ont enseigné avec les mots qu’ils connaissaient que dans un vocabulaire restreint. Ils ne nous ont pas mal aimés, ils nous ont aimés avec ce qu’ils avaient pour leur temps. Je ne peux pas accuser mes parents de ne pas avoir eu accès à ce que mes neveux et nièces possèdent comme moyens pour élever leurs enfants aujourd’hui. J’ai été aimé par des parents exceptionnels qui, aujourd’hui, ne seraient pas considérés par ceux qui croient posséder le secret de l’amour. L’amour est une expérience présente qui porte en elle les traces du passé et les promesses de l’avenir.