Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Je faisais une mise au point avec mon accompagnateur spirituel aujourd’hui. Il y a longtemps que je l’avais rencontré. Il était temps de préciser des choses. Après avoir partagé certains événements qui ont marqué ma réflexion en vue de la décision qui sera prise en 2013, nous avons échangé sur la réalité sociale de l’Église d’aujourd’hui.
Il a été un temps où le curé gérait la vie de la communauté à partir de la chaire. Je me souviens de l’époque où je vivais au presbytère Saint-Malo de Québec. Il y a deux chaires dans l’église. L’Une s’appelait la chaire de Pierre car on y livrait le sermon, alors que l’autre s’appelait la chaire de poule tant le curé faisait peur aux gens lors du prône. Si on est encore très critique envers l’église des années 60 c’est parce que le dynamisme de l’Église du temps existe encore mais il prend d’autres formes. Ce n’est plus le prône du curé du passé qui fait peur mais bien le journaliste des médias aujourd’hui. Je n’ai pas hâte que le journaliste de la très célèbre émission «Enquête» frappe à ma porte pour un entrevu.
Il n’y a pas que cette émission télé fétiche, citée par les politiciens au parlement tant provincial que fédéral en chambre lorsqu’ils sont télévisés, qui a le droit de dénoncer des injustes. Comment peut-on dénoncer cette émission diffusée à la chaîne Historia où Madame Janette Bertrand, assise en reine sur un banc dans une salle de théâtre vide, critique un fils 8 mm qui montre sur le grand écran un baptême. Il ne lui manquait que la mitre épiscopale pour que l’on ait la version féminine de Mgr Paul-Émile Léger des années 50. Le plus honnête des intervenants est probablement le comédien Michel Barrette. Il dit souvent : «C’était avant mon temps… mais mes parents disaient.» Avons-nous raison de confondre la génération qui nous suit avec la génération qui nous a précédés?
Que ce soit le prône du curé d’hier ou les médias du journaliste d’aujourd’hui, personne n’aime être pris en défaut. Peut-on un jour croire que nous cesserons de critiquer l’autre en l’imitant?
La photo choisie me paraît signifiante. Que ce soit le curé d'hier et son prône ou le journaliste d'aujourd'hui et ses médias, il y a du bois de poêle à préparer pour attiser l'intérêt social. A-t-on changer sa manière de vivre parce qu'on a changé sa manière de faire?