Mes lecteurs me pardonneront de perdre du temps à regarder à la télé les exploits sportifs. Les jeux olympiques n'arrivent qu'une fois à tous les quatre ans. S'il y avait une médaille, ne serait-ce en aluminium pour la quatrième place, le Canada ferait belle figure sur le tableau des médailles. Que d'efforts de la part des athlètes tombés dans l'oubli faute de reconnaissance officielle sur le podium du bronze, de l'argent ou de l'or!
J'apprécie les commentaires des athlètes lorsqu'ils donnent des entrevues aux médias. Ils prennent le temps de remercier leur entraîneur respectif et les membres de leur famille qui les appuient. Qui d'entre eux oserait blâmer un entraîneur ou les membres de la famille pour une bévue lors de l'exécution du sport? C'est pourtant ce que nous faisons dans le domaine de la foi.
Les médailles ont un prix, le bonheur en a tout autant. On dit de l'athlète qu'il faut 1,000 jours d'efforts pour un jour de gloire. Serait-on à chercher à vivre notre foi autrement, 1,000 jours de gloire pour un jour d'effort? Saint Paul écrit dans l'une de ses lettres qu'il court un marathon au niveau de sa foi mais que la récompense recherchée ne se compare pas à une couronne de lauriers.
Il faut un cadre de croissance dans les échelons de la vie. Il revient aux autorités de l'Église d'assurer le maintient d'un tel cadre. Mais devons-nous blâmer celles-ci pour les affres des baptisés qui exploitent mal le potentiel de leur baptême? Il revient à chaque baptisé de développer son entraînement.
Arriverons-nous à croire en son potentiel baptismal comme l'athlète qui croit en son charisme sportif?