Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

Publicité

Un cri radical pour une société sourde

Un cri radical pour une société sourde
Publicité

La radicalisation accapare nos tribunes d’information. Les chefs de police sont réunis à Québec pour en discuter. Le gouvernement fédéral est à formuler des lois pour contrer le terrorisme qui en découle. Comment définir cette nouvelle tendance sociale? On sait que le gouvernement fédéral veut en fait un enjeu pour la sécurité nationale. Mais est-ce monter en épingle un mal de vivre qui traumatise la société par sa violence?

Que pouvons-nous dire de la radicalisation afin de mieux la comprendre? Même si on arrivait à la comprendre, comment y trouver une solution tangible et concrète applicable à notre réalité? Les enjeux sont importants. Nous pourrions être confrontés à nous-mêmes en tant que collectivité mais aussi en tant que participant actif afin de changer les mœurs.

Pour beaucoup de gens, la religion n’est qu’une question philosophique et une interprétation humaine de la Bible. C’est une manière de voir la vie et ainsi tenter de la définir. Il y a peut-être là une source à notre mal de vivre collectif. On se cherche des définitions rassurantes alors que notre expérience du mal n’est pas définissable. Nous ressemblons peut-être à ces partisans ardents d’une équipe de hockey. Du haut de notre estrade on critique les membres de notre équipe en oubliant qu’on ne sait pas patiner, autrement on aurait tôt compris qu’il nous revient de s’investir de nos équipements et finalement sauter sur la glace pour y faire notre part.

Avons-nous formé des intellos de la foi comme on forme des intellos du hockey? Sommes-nous de ceux qui savent tout à partir des estrades mais qui ne font rien tant ils ont peur des bandes qui conservent les limites du terrain de jeu? Parce que la vie peut être un terrain de jeu à ne pas prendre au sérieux. Quelle est ma part personnelle pour que l’Église soit un mouvement de fond et de foi qui transporte les montagnes?

La foi chrétienne, e encore plus la foi catholique, est d’abord et avant tout une expérience foi à vivre. Cela consiste souvent à vivre avec des questions sans réponses définies dans l’immédiat. Cela consiste aussi à entrer au plus profond de soi-même pour y rencontrer un principe fondamental en quête d’un Principe Premier. Ce Principe Fondamental est une identité en soi à laquelle je me rallie afin de conjuguer le geste extérieur envers les autres au sentiment intérieur envers moi-même. Je suis un être profondément aimé de Dieu et c’est cet Amour qui se transpose dans mes gestes. Dans la foi, tout ce qui donne un sens à la vie et à mon existence devient une personne et non un sentiment désirable mais tellement obscur qu’il devient inactualisable. Au-delà du sentiment qu’il procure, l’Amour est d’abord une personne! C’est la personne de Jésus Christ en qui je trouve le repos pour apaiser la fatigue que certaines expériences m’ont apportée. Si l’expérience m’a apporté une fatigue normale, Jésus me propose un repos qui lui est égal, si je conviens de m’y arrêter. N’importe quel voyageur sous les étoiles sait qu’il doit prévoir des haltes routières où faire le plein d’énergie et d’essence.

La force de l’Église catholique n’est pas seulement dans sa connaissance du mystère qui l’habite. Ce mystère est la présence du Christ ressuscité qui a un jour dit « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » Cela comprend aussi nos jours où la radicalisation des uns paralyse les efforts des autres. Dans toutes les périodes sombres de son histoire, il a toujours surgit des hommes et des femmes appelés et élus à un rôle missionnaire particulier, ceux et celles qu’on appelle les mystiques. Je pense à François et Claire d’Assise au 13e siècle, à Padre Pio et à Marthe Robin au XXe siècle et combien d’autres. Avec un regard sur l’Au-delà, ces personnages historiques sont reconnus pour être aussi enracinés dans le quotidien. J’ai connu personnellement des individus qui ont visité Marthe Robin à Châteauneuf de Galaure en France. Ils en gardent le souvenir d’une femme fragile, mise à l’écart mais qui se tenait aussi à la fine pointe des connaissances de ce monde. Elle pouvait même donner des indices à reconnaître comme des signes de la volonté de Dieu. Mais il lui fallait d’abord se mettre à l’écoute avec de parler.

On peut se demander ce que cela a à faire avec la radicalisation de certains de nos jeunes. On a souvent perçu la foi comme une réalité plausible pour après la mort. Ce n’est pas le message de Jésus. Le Royaume n’est pas dans un ailleurs perdu en quelque part. Il est tout proche, il est en nous. Qu’en faisons-nous? C’est une expérience à vivre pour ensuite partager dans un dialogue franc et honnête. Mais qui dit dialogue ne veut pas toujours dire se texter! Il y a une Parole à dire qui ne se texte pas, Elle se dit à partir du vocabulaire humaine. Ce qui m’attend dans l’Au-delà, est déjà commencé dans mon quotidien. Mais suis-je au rendez-vous? Je ne peux pas rencontrer Dieu sans me rencontrer dans cette intimité où je suis unique devant mon Créateur. C’est de cette rencontre que découle ma mission à faire Église avec tous, y compris ceux qui se radicalisent.

J’ensemence dans ma vie de tous les jours ce que je moissonnerai aux jours des récoltes. L’extraordinaire de Dieu s’incarne dans l’ordinaire de mon quotidien de tous les jours. Y suis-je présent et en suis-je un témoin? Ça ne ressemble en rien aux séances extraordinaires d’événements paranormaux qu’on aime visionner aux petits écrans. Quand Jésus fait de l’Amour un commandement à s’imposer dans ses rapports humains, c’est parce que l’Amour est la seule chose capable de changer une vie.

La radicalisation est une réponse violente à un mépris de la vie. Être un disciple exige une discipline que seuls les joueurs sur la glace peuvent s’imposer pour la grande finale des séries éliminatoires. On entend rarement un joueur critiquer un collègue de la patinoire, même chez l’équipe adverse. Contrairement aux intellos de l’estrade, ils connaissent le prix des efforts consentis malgré la malchance d’une soirée éprouvante. Et si on s’en inspirait dans nos rapports avec les autres? Nos jeunes sont-ils si gâtés que cela? Oui, ils sont plus instruits mais aussi plus endettés Leur besoin de rembourser est plus grand que leur désir de contribuer. On leur demande un effort dont ils ne connaissent pas le potentiel réel et ce, même si cela les habite. Si on se faisait une société accueillante des différences et moins critique des diversités?

J’insiste sur le « si on se faisait… » Car on fait la société dans laquelle on est. Cela ne relève pas que des autres. J’y ai ma part de responsabilités, même si je ne comprends pas trop en quoi. Peut-on croire en les autres même on ne croit pas en soi? Comme l’Amour, je fais partie d’un réseau malgré moi. J’y participe d’une manière active par mon agir ou d’une manière passive par mon silence. Car ces silences parlent plus fort que les mots vides. Quand j’oblige d’autres à assumer mes responsabilités, ceux-ci n’ont probablement que la radicalisation pour éveiller mon ineptie à faire ma part. Mais quelle est cette part qui m’appartient malgré mon gré? Celle de croire en moi comme agent de changement contre les attitudes radicales de ceux qui souffrent plus que moi. Mais comment y arriver? D’abord rencontrer Celui qui m’a donné la vie pour que je la partage avec les autres. Il est aussi Celui que m’a aimé le premier pour que je puisse aimer à mon tour. L’amour m’a aimé par que je devienne Amour.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
C'est pas la vie qui nous façonne c'est nous même,homme connais toi toi même avant de connaitre ton Dieux Voici mon mail : maraboutvoyant11@outlook.fr<br /> certains pourront croire que je suis venu pour lui faire une publication oui<br /> j'accepte puisqu'il le mérite vraiment . je vous prix de me contacter si vous aviez les même problèmes spirituelles , je peux vous aidez dans les domaine suivants :<br /> -Rupture , échec dans vos projet<br /> -Mariage<br /> -Besoin d'enfant<br /> -Grossesse<br /> -Conflits<br /> -Guérison traditionnel de vos maladies<br /> -Problèmes d'argent<br /> -Séparation<br /> -Réussie<br /> -Déception amoureuse<br /> -Envoûtement etc .....<br /> voici à nouveaux le mail : maraboutvoyant11@outlook.fr<br /> Numéro : 00229 64 59 51 55<br /> Que les lumières soient .....
Répondre