Mon âme est en peine et j’en perds sa poésie. Des amis très proches sont à vivre une expérience que des parents souhaitent ne jamais vivre. Le suicide d’un enfant. Eux qui ont été là pour moi dans mes moments difficiles, pourquoi suis-je si loin dans une telle situation? Il y a de ces morts qui n’engendrent que des désolations de toutes parts.
La vie s’échelonne sur trois questions fondamentales. Le quoi, le comment et le pourquoi. L’écrivain sociologue Marc Chabot a écrit un bel ouvrage sur le sujet. Son livre : « En finir avec soi, la voix du suicide» m’a permis de saisir en quoi le sujet dérange. En étudiant les œuvres d’art de ces artistes dont le suicide a été reconnu, on saisit mieux l’insaisissable de l’événement. L’œuvre complet du prêtre-psychologue Jean Mombourquette sur le deuil nous permet aussi une tentative de réponse par rapport au comment. Mais une question continue à hanter, pourquoi en arrive-t-on à une telle solution?
On n’aura jamais la réponse définitive à cette question. Ceux qui nous quittent par cette porte de sortie de scène amènent avec eux les réponses qui soulageraient notre frayeur de la question. Avec toutes ses nouveautés technologiques, la société serait-elle devenue une pépinière de suicidaires? En sommes-nous rendus à mettre plus d’importance à nos données informatiques qu’à nos relations humaines? Sommes-nous les artisans de nos vides existentiels. Que ferais-je si une panne d’électricité prolongée me privait de mes instruments de communication? Aurais-je le courage de communiquer véritablement? Aurais-je l’audace dire ce qu’en temps normal j’aime écrire?
J’ai posé un geste téméraire. J’ai posé ce «POURQUOI» à Dieu comme Créateur de la vie et l’Auteur de l’Amour. Surprise! Et Dieu m’a répondu à travers le volume 2 de Pour le Bonheur des Miens, Mes choisis de Jésus. La réponse à cette question n’est pas dans l’acte en question. Non, le pourquoi du suicide repose dans le pourquoi de la vie et dans le pourquoi de l’amour. Je suis contre le suicide. C’est une solution permanente à un problème temporaire. Mais en quoi suis-je pour la vie et l’amour qui la meuble? Dieu n’a rien à dire sur le suicide car Il n’a pas créé la mort. La Bible nous dit que Dieu pleure la mort des siens. C’est nous qui nous donnons la mort à petits feux selon la manière que nous établissons nos priorités.
Voici ce que nous dit la citation 74 dans le livre déjà cité. Ça s’intitule Le «oui» qui change tout.
«Toi qui es à lire ces lignes, c’est à toi personnellement que Je parle. Malheureusement tu ne peux entendre Ma Parole ni ressentir ce qu’elle désire produire en toi si tu n’es pas au niveau de ton cœur. Ta tête, ton intellect et tes facultés doivent devenir au service de ton cœur et jamais en sens inverse. C’est en te plaçant au niveau de ton cœur que tu eux entendre, comprendre et bénéficier de l’Amour que Je veux déverser en toi en ce moment.
Ce n’est pas dans un an, six mois, le mois prochain ou demain que Je t’invite à ouvrir ton cœur pour accueillir l’Amour que Je veux y déverser. Sache que c’est maintenant, à l’instant même. Il se peut que tu te demandes comment tu peux ouvrir ton cœur. La réponse est simple, par toi-même tu ne le peux pas.
Ta première démarche consiste à reconnaître ton impuissance, tes limites et ta faiblesse. En d’autres mots, tu dois reconnaître que, devant ton Dieu, tu n’es rien. Reconnais ta petitesse.
Ta deuxième démarche consiste à reconnaître que tu es un être profondément aimé de ton Dieu. C’est par ce cri d’Amour du Père que tu as été créé et, comme tu as ressenti cet Amour au moment de ta création, c’est cette soif d’Amour qui t’habite depuis ce temps. En reconnaissant et en acceptant l’Amour que Je déverse en toi en ce moment, tu t’abreuves à la Source même de l’Amour qui vient étancher ta soif.
Pour bénéficier et accueillir cet Amour, il te faut avoir donné ton «oui» total et inconditionnel au Père. C’est par ce «oui» que le Père, ton Père, Mon Père, notre Père, se penche vers toi pour opérer les changements nécessaires afin que tu puisses vivre au niveau de ton cœur et placer tes facultés à son service.
Le temps presse! Donne ton «oui» immédiatement. Le Père a un urgent besoin de toi pour répandre Son Amour sur la terre afin que Son Règne vienne et que Sa Volonté soit faite.
Heureux es-tu de donner ton «oui» et d’être autant comblé de Son Amour. Accepte que Moi, Jésus, Je me penche vers toi et que Je te dise tout bas à l’oreille : Enfant de Mon Cœur, Je t’aime, Je t’aime, Je t’aime.»
En relisant cette allocution intérieure reçue par Léandre Lachance en ce 2 octobre 1999, on reconnaît les trois premières étapes des Alcooliques Anonymes mises par Bob et Bill en 1935. On se souvient de ces étapes où on reconnait son impuissance, on admet qu’une Puissance Supérieure peut nous rendre la raison et finalement la décision de confier sa vie et sa volonté à Dieu tel qu’on le conçoit. Finalement, il n’y a rien à dire sur le suicide en autant qu’on augmente notre intérêt pour la vie et l’amour qui la meuble.