Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
«Sur un fond de noir et de gris se révèlent les beautés de l’humanité.» Cette phrase entendue à la radio ce matin mérite à être méditée. Elle a été dite par un poète qui réfléchit tout haut sur les événements à Haïti. Le noir est forcément le peuple haïtien et le gris est lié à la poussière des édifices écrasés.
Cette affirmation poétique contredit les soit disant spécialistes qui se questionnent sur la présence de Dieu dans un tel événement. Il faut être aveugle ou biaisé pour ne pas reconnaître l’œuvre de Dieu dans les efforts humanitaires de ceux qui veulent aider le peuple haïtien à se relever. Je ne parle pas ici des casques bleus brésiliens qui arrosent de poivre de Cayenne ceux qui se ruent tant ils n’ont pas mangé ni bu depuis des semaines. Je pense à ces milliers de volontaires qui se laissent toucher par ce qu’ils voient tant ils se sentent impuissants à combler le besoin d’une telle souffrance!
La situation haïtienne bouleverse les semblants de sécurité politique et économique dans grandes nations. Elle nous mène à une vérité entière, celle qui rend libre, dérange et oblige au dépassement. Malheureusement, il y a trop longtemps que nous nous caressons de demi-vérités, celles qui ne dérangent plus et qui permettent de se reposer dans une manière de penser Dieu qui n’oblige plus au dépassement. Les demi-vérités donnent raison sans toutefois apporter la libération intérieure attribuée à la vérité toute entière.