Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.
Il y a presque vingt ans, je commençais ma théologie à Chicoutimi, alors que j’étais postulant chez les capucins. Aujourd’hui, je travaille avec des anciens collègues d’université. L’une d’elle vient de terminer un mandat de deux ans en paroisse avec moi. Elle est demandée à l’évêché pour l’éducation de la foi au niveau diocésain. À l’époque, elle me disait que l’avenir des paroisses en ce diocèse reposait sur les agents de pastorale, puisque le manque de prêtre fait que ce derniers ne suffisent plus à la tâche. Après différents détours, je suis arrivé dans sa paroisse comme prêtre. Malheureusement, je n’y suis pas reconnu comme prêtre avec tout ce qui engage le sacerdoce de mon état de vie mais bien comme «agent de pastoral ordonné,» Avons-nous perdu des plumes en cours de route? Elle appartient à cette génération à qui on a appris que «coresponsable» voulait dire «responsable comme le prêtre de jadis» et non «responsable avec le prêtre d'aujourd'hui.» Il y a matière à réflexion. Je cherche une autre manière à être prêtre que ce que l’on demande en paroisse. Je ne suis pas un «faiseur de sacrements» comme on aime le prétendre. Ce derniers sont des marqueurs qui identifient le cheminement des baptisés et non des récompenses pour avoir suivi une catéchèse d’appoint avec assiduité en vue d'un sacrement. Les temps changent, mais est-ce pour améliorer la situation en pastorale?
Daniel