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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Les deux balançoires

ntcross1.jpgJ'ai expliqué dans un blogue précédent que l'Église pouvait se comparer à une balançoire. J'avais en tête celles de la cour d'école de mon enfance. Sa structure externe peut représenter la Sainte-Trinité où les pièces verticales représentent le Père et le Fils et la pièce horizontale représente l'Esprit-Saint. Ce Dernier ne fait pas que créer le lien entre le Père et le Fils mais Il est aussi la source où s'engendre l'Église institutionnelle. Dans cette Église, nous y trouvons les anneaux (le pape), les maillons qui constituent les chaînes parallèles de la hiérarchie. Les premiers maillons représentent les cardinaux, puis les évêques et leurs confréries respectives telles que la Conférence des Évêques Catholiques du Canada, l'Assemblée des Évêques du Québec, l'Assemblée des Évêques de l'Atlantique. Chaque évêque a son conseil presbytéral de là découlent les curés et leur conseil pastoral respectif et les organismes communautaires qui constituent le siège mobile de la balançoire de l'Église institutionnelle.

Il y a une autre forme de balançoire qui attire de plus en plus. Elle inspire la liberté de vivre en Église sans subir le sentiment d'appartenir à une institution exigée et figée. Il s'agit d'une corde attachée à une grosse branche d'un gros arbre reliée à un pneu. On voit cette forme de balançoire dans les campagnes ou près des rivières où l'on peut se baigner. Le pneu suspendu à la corde qui est attachée à la branche permet des plongées amusantes entre amis.

Mise en parallèle, l'image de ces deux formes de balançoire explique la quête d'une Église sans institution. Celle de l'arbre et du pneu donne l'illusion d'une liberté que l'on ne retrouve pas dans l'Église institution. On peut s'y balancer en ligne droite ou en cercle, alors que la balançoire de nos cours d'école ne permettaient que de se balancer en ligne droite. Celle-ci s'avère néanmoins plus sécuritaire car on ne pouvait entrer en collision avec les pièces verticales représentant le Père et le Fils. Par contre, se balancer en cercle permet la collision avec l'arbre de la vie qui nourrit la branche d'où est attachée la corde à laquelle le pneu est suspendu. Or, l'arbre représente la vie. Si la collision se fait à partir des pieds, cela représente les convictions profondes qui motivent la foi et la recherche spirituelle.

Mais cette liberté souhaitée et liée à l'arbre (source de vie) et au pneu (image du cheminement, voire chemin à parcourir) a ses dangers. Si la collision avec l'arbre se faut avec le dos (image des responsabilités) ou avec la tête (image du discernement), des blessures sérieuses peuvent subvenir et ainsi blesser le sens des responsabilités (le dos) ou le siège du discernement (la tête). 

Nous avons la liberté d'expression dans nos commentaires sur l'Église comme institution et sur la hiérarchie que nous lui reconnaissons. Mais nous avons aussi la responsabilité d'être vrais en énonçant la vérité que la sous-tend. À quelle Église voulons-nous appartenir, à celle qui conduit à la Vérité parce qu'Elle est ancrée dans l'Esprit-Saint, ou à Celle qui risque de conduire à une liberté truquée? L'institution, malgré ce qui être être des restrictions, a la mission de nous conduire vers la vraie liberté, et nous vers celle que nous croyons ligitime parce qu'elle est attirante.
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