Lire Luc 18, 1-8 Une phrase de l'Évangile de ce dimanche des missions a attiré mon attention. "Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes..." Est-ce que le non respect de Dieu se traduit toujours par une moquerie à l'égard des gens? Sommes-nous sous le mode d'une "sous-mission" en nous soumettant à certains sarcasmes populaires. Nous attribuons à certains discours colorés par des sacres une valeur folklorique. Réalisons-nous que ces sacres, ou jurons, viennent presque exclusivement de la religion catholique? Est-ce le résidu d'une religion qui était trop avilissante dans nos histoires familiales?
On reproche encore à l'Église l'époque où Elle s'immisçait dans l'intimité des chambres à coucher. Je reconnais que certains membres du clergé prenaient beaucoup à coeur l'autorité qu'ils exerçaient sur la conscience des gens. Mais de quelle autorité pouvons-nous juger les sidéens, les démunis au niveau intellectuel et les défavorisés au niveau social? Je reçois des témoignages de gens qui ont connaissance de l'exploitation que subissent ces derniers par des usuriers sans scrupule. De quelle autorité pouvons-nous tolérer de tels agissements? La prière et les bonnes intentions ne suffisent pas toujours. Quel attitude faut-il avoir pour être de véritables témoins et responsables de sa mission de vivre et de laisser vivre?
Le non respect de Dieu engendre souvent l'exploitation humaine à tous les niveaux. Et l'exploitation des valeurs qui caractérisent l'humain est une moquerie en soi.