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Réflexion libre sur différents sujets sociaux, culturels, religieux. Je suis disponible à répondre aux questions des lecteurs.

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Le défi de la foi

Le défi de la foi
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Jésus dira à ses apôtres : «Vous savez où je m’en vais et vous savez le chemin.» Thomas répliquera : «Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment saurions-nous le chemin?» Jésus répondra : «Je suis le CHEMIN, la VÉRITÉ et la VIE…» Qui a-t-il à comprendre dans une telle réponse?

LE CHEMIN est lié au verbe savoir. Si on se donne rendez-vous à un tel endroit, nous regardons une carte géographique afin de savoir quel est le chemin le plus court et le plus certain pour s’y rendre sans problème dans un temps raisonnable. Il peut y avoir ici un problème phonétique. Est-ce bien le verbe savoir dans le but d’apprendre ou le verbe s’avoir dans le but d’une possession éventuelle? La question ultime pourrait être : «C’est quoi ça?» Ordinairement, ce dynamisme de l’apprentissage s’adresse à des idées, des choses et à l’histoire. Une expression populaire serait : «On sait ce qui s’est passé hier et ce qu’est cette chose-là?»

LA VÉRITÉ est une notion intellectuelle pour nous aider à comprendre. Si le savoir s’adresse aux choses et au passé, le verbe comprendre s’adresse aux personnes et au présent. C’est aujourd’hui que je comprends ce qui s’est passé hier. Je sais des choses et je comprends les personnes. Quand on comprend, on ne se sent jamais seul car dans le mot comprendre, il y a le mot «prendre avec». Or, le «avec» veut dire qu’on n’est plus seul à prendre les choses en main. Les personnes atteintes d’une grande solitude ne comprennent pas, dans le sens qu’elles sont seules à prendre les choses en main. Si, pour savoir, on pose la question : «C’est quoi ça?» pour comprendre il faut poser la question; «Comment ça fonctionne?»

LA VIE est liée au verbe croire. Il est forcément tourné vers l’avenir. Ce que l’on sait de son passé nous aide à comprendre le présent mais nous aide-t-il à croire en l’avenir? Car c’est à ce niveau que se situe le verbe croire. Je sais de quoi mon passé est fait et je comprends l’expérience d’aujourd’hui. Est-ce que ces éléments m’aident à croire en demain? Ma référence est nécessairement les parents. Ils savent ce qu’était leur enfance, ils comprennent leur vie de couple et ils croient en la famille que formeront leurs enfants.

Dans une émission de Capsules Espérance que l’on peut visionner sur Youtube, je donne l’exemple de ma voiture. C’est quoi ça? (Chemin). Comment ça fonctionne (Vérité) et Pourquoi est-il utile? (Vie). Ces trois questions font référence à trois dynamismes différents. C’est comme un trio du passé, une trilogie du présent et une trinité de l’avenir.

Le drame de la foi d’aujourd’hui sera-t-il qu’on limite le verbe croire aux verbex comprendre et à celui de savoir? Si Newton, Einstein et compagnie s’étaient limités à ce qu’ils savaient et à ce qu’ils comprenaient, auraient-ils fait les découvertes qu’ils ont faites? Est-ce ce qui nous manque pour nourrir notre foi? La foi, c’est au-delà de ce que l’on sait et au-delà de ce que l’on comprend. Mais, le savons-nous et le comprenons-nous? Si oui, qu’est-ce qui nous empêche de croire?

Quand une personne s’évertue à expliquer ce qu’elle sait et ce qu’elle comprend, elle ne me donne pas le goût de croire. C’est comme ma voiture. Si on demande : «C’est quoi ça?» on peut lui dire que c’est une voiture (le chemin). Puis on demande : «Comment ça fonctionne?» Là, il faut s’adresser à mon mécanicien car il en connaît tous les secrets dans leur fonctionnement (La vérité). Puis vient la question : «Pourquoi s’en servir?» Là, il faut que cette question soit pour moi qui me sers de la voiture tous les jours. Il faut alors adhérer aux raisons pour lesquelles j’ai choisi cette voiture parmi tant d’autres.

«Qu’est-ce que la vie» pour que je sache ce en quoi elle doit être vécue? C’est mon histoire et celle de mes ancêtres. «Comment la vivre» repose sur l’expérience d’aujourd’hui au-delà de son héritage. «Pourquoi la vivre» doit se tourner avec la source de la vie qui est du domaine de la spiritualité.

Peu importe ce que l’on sait de son histoire et de ce que l’on comprend de son présent, si on ne croit pas en son avenir en tant que tel, la spiritualité nous propulse vers les lendemains de l’expérience du quotidien, la vie devient un mythe voué aux thermites. Leur avenir repose sur la destruction de notre histoire. N’est-ce pas un peu ce que l’on vit?

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D
merci Daniel
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